Se déplacer en Mauritanie

Réseau routier et grands axes

Trois axes goudronnés structurent les déplacements intérieurs. La route côtière relie Nouakchott à Nouadhibou sur près de 450 kilomètres, achevée à la fin des années 2010. La route de l'Espoir, construite entre le début des années 1970 et le début des années 1980, traverse le pays d'ouest en est jusqu'à Néma, sur plus de mille kilomètres, en desservant Boutilimit, Aleg, Kiffa et Ayoun el-Atrouss. Une troisième liaison remonte vers Akjoujt puis Atar, porte de l'Adrar. Au-delà de ces axes, la progression relève de la piste.

Taxis et transports collectifs

À Nouakchott, les taxis circulent sans compteur et le prix se négocie avant le départ, la course partagée entre plusieurs passagers étant la norme. Des minibus urbains desservent les grandes artères de la capitale à tarif fixe. Entre les villes, les taxis-brousse et les minibus quittent les gares routières une fois complets, sans horaire affiché, ce qui rend les temps d'attente difficiles à anticiper.

Location de véhicule et conduite

La location d'un véhicule tout terrain avec chauffeur constitue la formule la plus répandue hors des routes goudronnées, la connaissance des pistes comptant autant que le véhicule lui-même. Le permis international est demandé et l'assurance locale est obligatoire. Les contrôles de police sont fréquents sur les grands axes, et les voyageurs remettent aux postes successifs une fiche récapitulant identité, profession et itinéraire, usage bien établi dans le pays.

Liaisons aériennes intérieures

Mauritania Airlines assure les dessertes intérieures depuis Nouakchott, notamment vers Nouadhibou et Néma, avec des fréquences réduites et des programmes susceptibles d'évoluer d'une saison à l'autre. Atar accueille en hiver des vols internationaux affrétés depuis Paris. Les autres aérodromes du pays servent principalement aux missions administratives et aux opérateurs miniers.

Train et voie ferrée

La seule ligne du pays, exploitée par la Société nationale industrielle et minière, relie Zouerate à Nouadhibou sur environ sept cents kilomètres. Une voiture voyageurs est attelée aux convois de minerai, et la halte de Choum permet de rejoindre Atar par la piste. Le trajet, très long et dépourvu de confort, relève davantage de l'expérience de voyage que du transport pratique.

Précautions et zones sensibles

La conduite de nuit présente des risques importants, liés à l'état des véhicules, à l'éclairage défaillant et à la divagation du bétail. Hors des axes goudronnés, un déplacement s'organise en convoi de deux véhicules, avec réserves d'eau et de carburant. Plusieurs régions frontalières font l'objet de restrictions et les conseils aux voyageurs officiels font foi.