Gastronomie en Mauritanie : recettes, plats et boissons

Céréales et viandes

La cuisine mauritanienne combine des héritages sahariens et ouest-africains. Le couscous, préparé à base de blé ou de mil, accompagne les viandes de mouton, de chèvre et de dromadaire. Le méchoui, mouton rôti entier ou en quartiers, marque les grandes occasions et les réceptions. Le riz s'est imposé comme base quotidienne dans les villes, où il remplace largement les céréales locales.

Poissons de la côte atlantique

Les eaux mauritaniennes comptent parmi les plus poissonneuses de la région, et la consommation de poisson progresse alors que les sociétés nomades l'ignoraient largement. Le thiéboudienne, plat de riz et de poisson venu du Sénégal, s'est diffusé le long du littoral et dans la capitale. Le mafé, riz et viande en sauce d'arachide originaire du Mali, illustre les mêmes circulations régionales.

Lait et zrig

Le lait occupe une place importante dans l'alimentation pastorale. Le zrig, lait de chamelle frais ou caillé additionné d'eau et de sucre, a longtemps fait office de boisson nationale et se boit encore dans les campements comme en ville. Sa consommation recule cependant devant celle du thé.

Rituel du thé

Le thé vert à la menthe se prépare en trois services successifs, versés de haut pour former une mousse en surface. Le premier verre reste très amer, le deuxième reçoit des feuilles de menthe et le troisième passe pour le plus doux. La préparation demande du temps et accompagne les visites, les discussions familiales et les rendez-vous professionnels.

Dattes et douceurs

La récolte des dattes, appelée guetna, fournit des fruits consommés frais, transformés en pâte ou séchés puis trempés dans la crème ou le beurre. Les pâtisseries reprennent souvent l'arachide, le sésame et le miel. Les jus de bissap, de gingembre et de tamarin se vendent couramment sur les marchés et dans les échoppes des villes.

Repas et manières de table

Le repas principal se prend en milieu de journée, autour d'un plat commun posé sur une natte ou sur une table basse. Les convives se servent de la main droite, et l'hôte veille à la répartition des morceaux de viande. Les visites imprévues trouvent presque toujours une part réservée, conformément aux règles d'hospitalité.